Le plan national de contrôles officiels pluriannuel 2016-2020 (PNCOPA) présente l’organisation et le fonctionnement du système de contrôle français de la chaîne alimentaire, les modalités d’adaptation de ce dispositif selon une démarche d’amélioration continue et les axes prioritaires définis pour les années 2016 à 2020.
Par ailleurs, chaque année, un rapport fait le bilan de la mise en œuvre des contrôles officiels. Voici deux exemples d’enquêtes nationales réalisées en 2018 :
Coloration des longes de thon (TN273KH) : 68 prélèvements ont été analysés pour vérifier l’usage des additifs, l’espèce et la teneur en eau. 24 d’entre eux n’étaient pas conformes (principalement dépassement de la dose d’acide ascorbique autorisée). Si les longes de thon ayant fait l’objet d’une injection (contenant des additifs, de l’eau, du sel et le cas échéant des végétaux colorants) sont généralement dénommées correctement au stade de gros, il n’en est pas de même lors de la vente au consommateur final qui, de fait, est trompé sur la qualité du produit qu’il pense acheter brut. La DGCCRF a également constaté une méconnaissance des dénominations des différentes espèces de thon dans le secteur de la restauration.
Contrôle des produits biologiques à l’importation : depuis la fin de 2017, la DGCCRF effectue des contrôles à l’importation au niveau des postes frontières, à la suite de la mise en place du certificat électronique sur TRACES qui accompagne chaque lot importé. En 2018, 145 000 tonnes de produits ont été ainsi contrôlées. Les non-conformités portaient sur le contrôle documentaire, le contrôle d’identité ou le contrôle physique (présence de résidus de pesticides). La plupart des lots non-conformes ont été mis en libre pratique sous le statut de produit conventionnel, après suppression des mentions biologiques sur les produits. 7 lots ont fait l’objet d’une réexpédition dans le pays d’origine et 3 ont été détruits.
