Etiquetage nutritionnel

Etiquetage nutritionnel

La Commission européenne a répondu à la question prioritaire de l’eurodéputé A. Manders (PPE). Ce dernier avait interrogé la Commission sur les points suivants :

  • La Commission convient-elle que le Nutri-Score est contraire à l’article 7 du règlement (UE) n°1169/2011 et envisage-t-elle d’adapter le Nutri-Score ou d’utiliser un autre étiquetage nutritionnel ?
  • La Commission évaluera-t-elle l’impact d’un étiquetage nutritionnel sur le comportement et la santé des consommateurs avant de réviser le règlement (UE) n°1169/2011 ?
  • La Commission donnera-t-elle la priorité aux modes de vie sains, en plus de l’étiquetage nutritionnel, afin de promouvoir le vieillissement actif ?

La Commission rappelle que quand des systèmes particuliers d’étiquetage nutritionnel en face avant sont envisagés par les Etats membres, la Commission évalue leur conformité à la législation européenne dans le cadre de la notification des mesures nationales, comme cela fut le cas avec le Nutriscore.

La Commission indique par ailleurs qu’une évaluation d’impact est actuellement en préparation, impliquant un vaste exercice de collecte d’informations et de données, et qu’il est recommandé de procéder à une collecte de données et à un travail d’analyses supplémentaires pour s’assurer que les besoins et les perceptions des consommateurs sont correctement pris en compte, afin de permettre l’élaboration de propositions équilibrées.

Elle souligne avoir mis en place une approche globale pour lutter contre les maladies non transmissibles et aider les États membres à atteindre des objectifs tels que les objectifs de développement durable des Nations unies et les objectifs visant à agir sur les déterminants de la santé et à promouvoir le vieillissement actif. Ces travaux peuvent être soutenus par l’initiative européenne « Healthier Together – EU NCDs », qui met l’accent sur la promotion de la santé et la prévention des maladies dans le cadre d’une approche holistique. La Commission consultera les États membres sur les priorités et les besoins futurs en matière de santé publique par l’intermédiaire du nouveau groupe d’experts sur la santé publique.

Un rapport d’UFC-Que choisir affirme que l’étiquetage nutritionnel front-of-pack améliore « considérablement » la qualité nutritionnelle

Selon l’UFC-Que choisir, entre 2015 et 2022, la qualité nutritionnelle s’est nettement améliorée en France, dans les rayons où le Nutri-score est largement affiché.

Dans 3 catégories en particulier où le label Nutri-score est souvent présent – barres de céréales, pains spéciaux et biscottes, et céréales pour petit-déjeuner – les recettes sont jusqu’à cinq fois plus saines depuis 2015. En seulement sept ans, la proportion de Nutri-score A, B et C pour les barres de céréales a doublé, passant de 25 % à 49 %, note UFC. La part des Nutri-score A et B a été multipliée par près de cinq pour les céréales du petit-déjeuner (de 8 % à 38 %) et a augmenté de 40 % à 62 % pour les pains spéciaux et les biscottes.

À l’inverse, là où le Nutri-score n’est pas largement affiché, les améliorations nutritionnelles se font attendre, selon l’UFC (étude sur quatre autres catégories d’aliments pour lesquelles le label est rarement apposé par les fabricants : biscuits et gâteaux, barres et snacks au chocolat, sauces condimentaires, crèmes glacées et des sorbets).

Pour l’association de consommateurs, qui plaide en faveur de l’adoption obligatoire du Nutri-score dans toute l’UE, l’analyse met en évidence les principales limites du caractère volontaire du dispositif en France.

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