Un audit OAV a été effectué à Chypre, du 29 janvier au 7 février 2019, afin d’évaluer: la mise en œuvre de mesures nationales visant à contrôler les résidus et les contaminants dans les animaux vivants et les produits d’origine animale; la contribution des contrôles portant sur la distribution et l’utilisation des médicaments vétérinaires et des aliments médicamenteux pour animaux afin de garantir que les résidus de ces substances qui peuvent être présents dans les denrées alimentaires d’origine animale respectent les limites maximales de résidus, et la mise en œuvre et l’efficacité des actions correctives prises à la suite d’un précédent audit sur le même sujet.
Il est conclu que le plan de surveillance des résidus et sa mise en œuvre sont conformes aux exigences de l’UE, certains domaines pouvant faire l’objet d’améliorations, à savoir : l’absence de contre-échantillon pour permettre aux opérateurs de solliciter un second avis d’expert en cas de détection de non-conformités; le retard dans le suivi et le manque d’implication des services concernés dans les cas où l’alimentation pourrait être à l’origine de la présence du résidu; l’application irrégulière de la réglementation, par exemple lors de la détention d’animaux et de produits à la suite d’un résultat non conforme et lors du classement des carcasses présentant des résultats non conformes. Les laboratoires nationaux de référence désignés remplissent dans une large mesure leurs fonctions. Bien que quelques méthodes ne soient pas validées/vérifiées pour certaines combinaisons matrice/substance, les contrôles de qualité en place et la participation fréquente et satisfaisante à des essais d’aptitude contribuent à la fiabilité des résultats produits par le réseau de laboratoires. À l’instar de la situation décrite lors du précédent audit portant sur les résidus en 2014, l’autorité compétente a manqué aux obligations suivantes : faire respecter par les exploitants du secteur alimentaire l’obligation d’enregistrer correctement l’utilisation de médicaments vétérinaires chez les animaux producteurs de denrées alimentaires. Ce manquement augmente le risque que des produits d’origine animale soient mis à tort sur le marché et, en cas de détection d’un dépassement en ce qui concerne les résidus, réduit la probabilité que des enquêtes de suivi identifiant la raison de l’infraction soient organisées ; mettre en place un système fiable pour fournir des informations sur la chaîne alimentaire dans les abattoirs, et établir un système fiable pour la délivrance de prescriptions vétérinaires.
