Le lundi 17 mars, les deux associations assignent Carrefour au tribunal judiciaire de Paris pour manquement à son devoir de vigilance dans sa filière thonière. En cause, la contamination par le mercure des boîtes de thon et le recours à des méthodes de pêche destructrices dans ses approvisionnements. Cette initiative fait suite à deux mises en demeure de Carrefour par l’association BLOOM, l’une en novembre 2023, et l’autre en avril 2024 par Foodwatch.
Dans un message à l’AFP, le distributeur “conteste fermement ces accusations et réaffirme ses engagements en faveur d’une pêche durable”, assurant notamment avoir “stoppé tout approvisionnement en thon albacore pêché dans l’océan Indien”.
Une enquête menée au second semestre 2024 par ces deux ONG avait mis en évidence une “contamination généralisée” des boîtes de thon par le mercure.
Les professionnels de la conserve avaient répondu que, dans une “base” de plus de 2.700 résultats d’analyses collectés depuis 8 ans au niveau français, la teneur en mercure des échantillons contrôlés se situait en moyenne “nettement sous la limite réglementaire de 1 mg/kg” et “très en deçà” des résultats diffusés “de façon alarmiste” par les associations.
Le communiqué de presse de Foodwatch est consultable ici.
Source : ANIA
