Une étude européenne menée sur neuf grands fleuves, dont la Seine et le Rhin, révèle que la salinité agit comme une barrière naturelle limitant la dispersion des bactéries pathogènes transportées par les microplastiques depuis les eaux douces vers les milieux marins.
Les chercheurs ont identifié plusieurs genres bactériens potentiellement pathogènes dans les rivières, tels que Aeromonas, Acidovorax, Arcobacter et Prevotella, connus pour provoquer des infections gastro-intestinales, cutanées ou systémiques.
En revanche, ces bactéries n’ont pas été retrouvées en mer, où un autre pathogène, Vibrio (incluant des espèces comme V. cholerae ou V. parahaemolyticus), prédomine. L’étude signale aussi pour la première fois la présence de Shewanella putrefaciens – une bactérie opportuniste capable de provoquer des infections humaines – sur des microplastiques en eau douce.
Ces résultats mettent en évidence un filtrage écologique exercé par la salinité, réduisant le risque que les microplastiques servent de vecteurs à des bactéries dangereuses entre milieux continentaux et marins.
Ce travail renforce les connaissances sur le rôle des plastiques comme support de biofilms microbiens et souligne leur pertinence dans les politiques de gestion des risques liés à la pollution plastique et à la santé publique.
Communication de la Commission du 24/04/2025
