Russie – Audit OAV Évaluation du contrôle des résidus et des contaminants présents chez les animaux vivants et dans les produits d’origine animale

Un audit OAV a été effectué en Russie du 14 au 24 mai 2019 afin d’évaluer la mise en œuvre des actions présentées par l’autorité compétente à la suite de l’audit précédent sur le même sujet, qui a eu lieu en octobre 2017 (réf. DG (SANTE) 2017-6290), et l’efficacité de ces actions pour garantir que les produits admissibles à l’exportation vers le marché de l’UE respectent les limites réglementaires établies dans l’UE. En avril 2019, le Rosselkhoznadzor a demandé à la Commission d’ajouter le plan pour la viande équine au champ de la décision. En accord avec le Rosselkhoznadzor, l’évaluation des garanties fournies par ce plan a été ajoutée aux objectifs de cet audit.

Le Rosselkhoznadzor a mis en œuvre un large éventail d’actions et d’améliorations au niveau fédéral suite aux recommandations de l’audit de 2017 sur les résidus. Celles-ci ont porté sur des éléments tels que la portée des tests, les matrices analysées et le suivi des résultats non conformes.

Actuellement, les plans de surveillance des résidus présentés à la Commission et leur mise en œuvre offrent des garanties équivalentes à celles attendues dans l’UE. En ce qui concerne le réseau de laboratoires et ses performances, le fait que tous les laboratoires sont accrédités, qu’ils n’utilisent que des méthodes validées/vérifiées et qu’ils appliquent des paramètres de contrôle de la qualité (même s’ils ne les utilisent pas toujours pleinement) rend le Rosselkhoznadzor confiant en ce qui concerne la fiabilité des performances des laboratoires. L’initiative financée par le gouvernement fédéral visant à remplacer la méthode du test de dépistage immunologique par la spectrométrie de masse en tandem moderne devrait accroître encore davantage cette confiance.En ce qui concerne le plan de surveillance des résidus pour la viande équine, bien que le plan couvre un éventail approprié de substances, l’absence d’exigences fédérales en matière d’identification des chevaux et de tenue de registres des traitements individuels compromet la capacité du Rosselkhoznadzor à déterminer si les chevaux envoyés à l’abattage (et traités avec des substances pour lesquelles l’UE impose un délai d’attente minimal de six mois) ont été soumis au délai d’attente approprié.

Rapport d’audit